Peur du covid

 

 

J’ai peur…et c’est humain.

 

La peur correspond à une réaction à un événement survenant de manière soudaine et inattendue menaçant notre intégrité physique et mentale.

 Comme toute émotion, la peur présente des composantes somatiques et viscérales. Elle peut survenir en réaction à un danger réel ou imaginaire, ainsi que dans l’anticipation d’une situation dangereuse.

La peur est une émotion universelle, archaïque, nécessaire à notre survie. Elle nous permet d’identifier ce qui est dangereux pour nous et d’y faire face. Ceux de nos ancêtres qui ne ressentaient pas assez de peur ont sans doute survécu en moins grand nombre et ont eu moins de descendants que leurs congénères plus prudents : ne pas avoir assez peur du noir, du feu, du vide… pouvait entraîner blessures ou mort.

Voilà pourquoi les peurs « naturelles » sont universelles et n’ont pas besoin d’être apprises lors de l’éducation ou lors de certaines expériences.

Nous avons peur et c’est normal, car oui, nous sommes mortels !

La peur nous est donc bien utile pour prévenir le danger et y réagir.

Mais que se passe-t-il quand on voit du danger de partout ? Quand on a peur tout le temps et de tout ?

La peur devient pathologique.

Elle peut se transformer en phobies diverses ou en trouble anxieux généralisé voir en troubles obsessionnels et compulsifs.

La peur pathologique déforme notre vision du monde, de sa dangerosité, amplifie les risques. C’est comme si nous vivions sous la menace d’un danger en permanence, avec une épée de Damoclès au-dessus de notre tête prête à s’abattre à tout instant.

Il devient donc indispensable de veiller au moindre danger, de penser à tout, tout le temps.

Il se trouve qu’une épidémie mondiale est un déclencheur parfait pour développer une peur pathologique. Il s’agit d’un événement choquant qui nous confronte directement à la menace de mort. De plus, le monde hyper connecté dans lequel nous baignons aggrave ce climat anxiogène, l’accès immédiat à l’information entretien des comportements de vérification quasi-compulsifs.

Alors que faire ?

Que faire si vous vous sentez angoissé(e)s par cette situation ? Que faire si vous sentez que cette angoisse entrave votre fonctionnement, atteint un niveau de sévérité excessif ?

Tout d’abord, identifiez ce mécanisme comme étant de l’anxiété, c’est un processus bien connu que l’on peut apprendre à gérer. Ensuite, allez-y par étapes, essayez de ne pas trop consulter les infos car cela augmente le sentiment de menace et réduit la perception de notre résilience. Mettez en place tout ce qui peut vous ressourcer et vous apaiser, pensez à vous intéresser à la cohérence cardiaque et aux pratiques zen en général. Ecrire vos pensées peut aussi vous faire du bien, vous pouvez utiliser les colonnes de Beck également qui sont une excellente façon de se raisonner.

Enfin, développez votre capacité à faire confiance à la vie, c’est la clé qui va vous aider à réduire votre anxiété.

 

Prenez soin de vous J

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